Les travailleurs de Total ont répondu de la seule façon juste et appropriée à la décision révoltante du trust pétrolier de fermer l'usine de
Dunkerque : par la grève illimitée de toutes les raffineries.
Total est le groupe industriel le plus riche du pays. Cette année encore, malgré la crise, il a déclaré près de huit milliards de profit. Une fraction modeste de ce
profit suffirait à financer le maintien de l'emploi sans diminution de salaire, quitte à répartir le travail entre les différentes raffineries existantes et leurs
travailleurs. Mais il n'en est pas question pour la direction de l'entreprise.
Dans une période de crise et de chômage massif, fermer la raffinerie de Dunkerque, c'est pousser vers la pauvreté ceux qui ont fait marcher l'usine et qui ont
contribué à la richesse du trust. Et, aux travailleurs mis à la porte de Total, s'ajoutent ceux des sous-traitants, sans parler de ceux dont les revenus dépendent des
dépenses des salariés.
Les dirigeants de Total, comme leurs semblables, sont des criminels irresponsables. Et les ministres qui s'agitent, mais ne font rien pour contraindre Total à revenir sur son projet,
apparaissent pour ce qu'ils sont : de tristes pantins (...)
lire la suite