Pendant que les ministres de l'Économie des pays de la zone euro se réunissent pour un énième sommet provoqué par la crise, les plans de rigueur se multiplient
en Europe. Après le gouvernement grec, ce sont les gouvernements du Portugal, d'Espagne et du Royaume-Uni qui s'en prennent aux salaires, aux retraites et aux services publics.
D'autres suivront.
En France aussi, c'est commencé. Mais, hypocrisie oblige, Fillon se refuse à parler d'austérité ou de rigueur. Pourtant le gel des dépenses de
l'État, c'est déjà une mesure d'austérité grave car c'est de l'argent en moins pour les hôpitaux, pour les écoles, pour tout ce qui
est utile à la population. Sans parler des retraites, pour lesquelles le gouvernement joue au chat et à la souris en lâchant les informations par petites doses. Mais ce subterfuge
ne change en rien le fond : les salariés devront travailler plus longtemps pour toucher des retraites plus petites.
« Il faut sauver les banques », nous a-t-on dit il y a deux ans lors de la crise bancaire. « Il faut sauver l'euro », nous répètent les ministres
aujourd'hui. Il y a deux ans, on a dégagé plusieurs centaines de milliards pour sauver le système bancaire et, surtout, les (...)
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