Personne ne peut espérer qu'une seule journée de manifestations ce jeudi 24 juin suffise à faire reculer le gouvernement sur son projet de retraite. Il faut cependant y
participer. Il faut que l'indignation du monde du travail s'exprime.
Pour les travailleurs qui auront encore un emploi à 60 ans, porter à 62 ans l'âge de départ à la retraite et à 67 ans l'âge pour
obtenir à coup sûr une retraite à taux plein, c'est se faire exploiter deux ans de plus à un âge où, usé par le travail, par la fatigue, on n'en
peut plus ! C'est empêcher les travailleurs qui ont conservé leur emploi jusqu'à la retraite d'avoir le temps d'en profiter après.
Et il faut tout le cynisme des serviteurs du grand patronat pour refuser qu'un métier ou une activité soient considérés comme pénibles. Pour ces gens-là,
il n'y a que des cas individuels ! C'est au travailleur individuel d'apporter la preuve que son travail était pénible en montrant, certificat médical à
l'appui, qu'il a été estropié. Et ce certificat doit être fourni par des médecins du travail qui, la plupart du temps, dépendent des patrons !
Mais à cette crapulerie s'en ajoute une autre. 40 % des travailleurs de plus de 54 ans n'ont plus d'emploi. (...)
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