La canicule qui sévit en Russie a des conséquences dramatiques et l'incapacité des autorités à faire face à la catastrophe est patente.
Les habitants de Moscou et de nombreuses régions ne sont pas seulement accablés par la chaleur, ils sont asphyxiés par les fumées des incendies de dizaines de milliers
d'hectares de forêts et de tourbières, que les autorités ne parviennent pas à contrôler. Les concentrations de gaz carbonique sont plusieurs fois
supérieures aux normes considérées comme acceptables et, pour espérer pouvoir respirer, la population en est réduite à attendre la fin de
l'été. Les morts se comptent sans doute par milliers parmi les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, même si tous les chiffres ne
sont pas communiqués.
Il ne manque pas de commentateurs pour voir dans l'incapacité du pouvoir russe un héritage de l'époque soviétique. Et de mettre en cause l'opacité du
système politique russe, son autoritarisme, l'absence de contrôle démocratique possible de la part de la population, toutes choses évidemment bien réelles, mais
qui ne sont pas propres à la Russie.
Et voilà qu'à l'occasion de cette catastrophe, on apprend aussi qu'après la fin de (...)
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