Malgré l'ampleur des manifestations du 7 septembre, Sarkozy, Fillon et leurs ministres continuent à pérorer sur le caractère irréversible de leur
décision de repousser à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite. Les députés continuent à débattre des amendements
divers, mais ont déjà voté le recul de l'âge de départ. Rien d'étonnant à cela ! Le Parlement, qui s'intitule pompeusement «
représentation nationale », est composé d'une majorité de députés qui soutiennent ce gouvernement réactionnaire et surtout qui sont
dévoués corps et âme aux intérêts du grand patronat.
Cela signifie seulement que les travailleurs n'ont rien à attendre du Parlement. Cela signifie que, loi votée ou pas, il faut continuer l'action. Faut-il rappeler que le projet
de loi instituant le contrat première embauche (CPE) avait déjà été adopté par le Parlement en 2006 lorsque les manifestations successives et la mobilisation
dans la rue avaient contraint Villepin, Premier ministre, à manger son chapeau et à revenir en arrière ?
Les centrales syndicales proposent deux journées d'action, l'une le mercredi 15 septembre, l'autre le jeudi 23 septembre, la deuxième devant constituer le point
d'orgue, avec une journée (...)
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