Il a bien mérité son nouveau surnom de « Bison pas très futé », le ministre de l'Intérieur qui déclarait souverainement mercredi
8 décembre : «il n'y a pas de pagaille. » Il faisait cette remarque perspicace au moment où des milliers d'automobilistes étaient déjà
coincés par la neige, où plusieurs centaines d'autres allaient passer la nuit dans leur véhicule et où les pistes de l'aéroport de Roissy étaient
fermées.
Un nouvel épisode neigeux se préparait pour le milieu de la semaine suivante. Si, du Premier ministre au ministre de l'Intérieur et au secrétaire d'État aux
Transports, ils montrent autant d'efficacité, il vaudra vraiment mieux rester chez soi !
Bien entendu, ce serait trop demander à un ministre de reconnaître la défaillance de l'État, et surtout d'y remédier. À peine éclaté le
scandale des routes bouchées, de voitures dans les fossés et d'autres faisant du patinage pas très artistique, le Premier ministre Fillon, en voyage à Moscou, trouvait
une explication : « C'est la faute à Météo France qui n'a pas su prévoir. »
Les journaux télévisés se sont alors fait un plaisir de rappeler, documents d'origine à l'appui, que Météo France avait clairement défini, la
veille, les (...)
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