Cinquante morts déjà en Côte d'Ivoire dans les affrontements entre les partisans d'Alassane Ouattara et ceux de Laurent Gbagbo, qui se sont affrontés à
l'élection présidentielle et se sont proclamés, chacun, président de la République.
Gbagbo était le président en place qui a repoussé par toutes sortes de subterfuges l'élection présidentielle qui aurait dû avoir lieu il y a cinq ans.
Ouattara est l'ancien Premier ministre de Houphouët-Boigny, premier chef d'État de la Côte d'Ivoire, installé lors de la décolonisation.
La rivalité entre présidentiables n'est pas une originalité ivoirienne. Même dans les régimes bourgeois prétendument les plus démocratiques, cela
fait partie des règles du jeu et contribue à faire croire qu'il y a de telles différences entre les rivaux que les électeurs ont vraiment un choix et que c'est ce
choix-là qui détermine la politique.
Plus ennuyeux pour la bourgeoisie est qu'à la suite d'une tentative de coup d'État liée aux rivalités au sommet, l'armée ivoirienne s'est
scindée en deux, créant une partition de fait de l'État ivoirien entre un Sud avec Gbagbo pour président et un Nord sous la coupe des militaires rebelles qui se
reconnaissaient plus ou moins (...)
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