Le gouvernement Zapatero en Espagne est le troisième gouvernement à être balayé en l'espace d'un mois en Europe.
Zapatero se disait socialiste et passait même pour un modèle parmi les dirigeants des différents Partis socialistes d'Europe. Il vient de subir un désaveu
électoral cinglant de la part de l'électorat populaire durement frappé par la crise et écœuré par la politique du gouvernement.
Dans ce pays qu'on célébrait il y a quelques années pour sa réussite économique, le chômage frappe aujourd'hui une personne sur quatre, un jeune sur
deux ; des entreprises ferment, les chantiers du bâtiment qui fleurissaient partout sont arrêtés, trois cent mille familles ont été expulsées de leur logement
ces trois dernières années et un million et demi sont dans la crainte de l'être.
Les mesures d'austérité du gouvernement s'ajoutent aux conséquences directes de la crise : gel des retraites, baisse des salaires des fonctionnaires, démolition des
budgets sociaux.
Le « socialiste » Zapatero comme le « socialiste » Papandréou ont obéi aux injonctions des « marchés financiers », c'est-à-dire aux
banquiers et au grand patronat, pour mener la même politique que les hommes de droite Berlusconi et (...)
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