Les sommets européens censés se pencher sur le sort de l'euro et de l'Union européenne se succèdent et se répètent. Pas moins d'un par mois en
moyenne depuis deux ans.
Sarkozy, qui joue avec Merkel les premiers rôles, nous explique avant l'ouverture de chacune de ces réunions qu'il s'agit de celle de « la dernière chance
». Puis le même Sarkozy nous annonce, en prenant des poses, qu'il a dû batailler ferme, des nuits durant, pour imposer aux autres chefs de gouvernement de l'Union
européenne un accord qui, enfin, mettrait fin à la tempête financière secouant ce que l'on appelle « les marchés ». Mais il suffit d'attendre
quelques jours, voire quelques heures, pour que le laborieux échafaudage s'écroule. Et tout est à recommencer. Il en a été ainsi du dernier sommet qui s'est
tenu à Bruxelles le 9 décembre dernier.
À quoi peut donc bien servir ce feuilleton à épisodes ? À rassurer les marchés, nous dit-on. Mais ces marchés ou, pour dire les choses plus clairement, les
banques et les institutions financières qui orchestrent la spéculation ne sont nullement inquiets. C'est même en toute sérénité qu'ils organisent,
à l'aide d'outils informatiques les plus performants, de logiciels (...)
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