Pendant que les candidats des grands partis à l'élection présidentielle, Sarkozy en tête, jurent que l'emploi est leur principale préoccupation, se poursuit
la triste litanie des entreprises qui ferment ou qui se préparent à mettre à la porte une partie de leurs effectifs.
Les travailleurs de SeaFrance viennent d'apprendre la décision du tribunal de commerce : liquidation définitive de la compagnie. La raffinerie Petroplus se prépare, de son
côté, à fermer. Elle se présente aujourd'hui comme indépendante mais pendant longtemps elle a fait partie de la constellation du trust pétrolier Shell, un
des plus riches du monde, qui l'avait revendue.
Et combien d'autres entreprises ont des plans de licenciements déjà annoncés puis démentis mais, en réalité, en marche comme Peugeot-Citroën ? Et
combien d'entreprises moyennes coupent dans leurs effectifs et poussent des centaines, des milliers de travailleurs vers les Pôles emploi où ils n'ont aucune chance de retrouver
du travail ?
Plusieurs grandes banques, si clairement responsables dans la crise, se préparent à faire payer à leurs employés toutes les opérations hasardeuses, toutes les
spéculations, dont elles ont été les maîtres (...)
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