« La France forte », voilà le slogan de campagne trouvé par les publicitaires de Sarkozy pour vendre une marchandise dont la cote n'est pas terrible. Ils n'ont pas
dû se creuser beaucoup la cervelle puisque Giscard s'était déjà servi de ce slogan en 1981, sans que cela lui porte bonheur.
L'expression est creuse, mais elle est censée suggérer que seule une « France forte » peut protéger la population de la crise mondiale. Trois millions de
chômeurs au bas mot - deux fois plus si on compte ceux qui n'ont qu'un emploi intermittent et mal payé -, le recul des retraites, la perte continue du pouvoir d'achat des
salaires : assurément, ce n'est pas cette France-là dont parle Sarkozy.
Mais il est vrai qu'il y a l'autre France, celle des banquiers que le gouvernement a su dépanner de plusieurs dizaines de milliards en quelques heures lors de l'éclatement de
la crise financière, celle des grands bourgeois dont la fortune n'a cessé de croître malgré la crise.
Pour les salariés, Sarkozy n'a qu'une phrase de consolation : « Sans moi, cela aurait été pire ». Et prière de le croire sur parole !
Sarkozy ne doit pas se faire trop d'illusion sur sa capacité à gagner des électeurs supplémentaires (...)
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