Dans une récente interview télévisée, Laurence Parisot, présidente du Medef, a tenté de faire pleurer dans les chaumières en contant les malheurs des
patrons français dont les marges se rétrécissent de plus en plus... Petite scène destinée à montrer que le patronat n'est pas content à
l'idée d'augmenter le smic. Et Parisot d'affirmer que la moindre augmentation du smic au-delà de ce que prescrit la loi, ce serait des centaines de petites entreprises
poussées à mettre la clé sous la porte, et donc des dizaines de milliers d'emplois qui seraient supprimés ! Ben voyons !
Cela fait plusieurs années qu'il n'y a pas eu le moindre « coup de pouce » au smic et pourtant le chômage n'a cessé d'augmenter. Et les suppressions
d'emplois ne sont pas le fait du boulanger de quartier ou du petit entrepreneur en bâtiment qui, au demeurant, quand ils sont poussés à la fermeture, ne le sont pas parce que
leurs salariés sont trop bien payés, mais parce qu'ils sont étranglés par leurs banquiers ou par leurs donneurs d'ordres.
Mais c'est le trust Peugeot qui prépare depuis trois ans son plan de fermeture de l'usine d'Aulnay, avec 3 400 licenciements directs à la clé, 9 000
peut-être en comptant les (...)
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