Après des jours de palabres entre membres de l'état-major de PSA, d'une part, et Montebourg et Ayrault, d'autre part, palabres dont on n'a appris que ce qu'en ont
révélé les participants, on en sait un peu plus sur les intentions du gouvernement. Il va, une fois de plus, déverser des milliards dans l'escarcelle des actionnaires
de Peugeot et de Renault, mais sans exiger la moindre contrepartie en matière de garantie d'emplois et de salaires pour les salariés de ces entreprises. Rien non plus en ce qui
concerne le sort des travailleurs menacés d'être jetés à la rue.
Varin, le PDG de PSA, a redit qu'il n'y aurait pas de licenciements secs et que chaque cas serait étudié. Tous les salariés qui ont été victimes de plans
dits sociaux savent à quoi s'en tenir, comme ceux de Moulinex, par exemple, à qui on avait fait ce type de promesses il y a dix ans déjà, et qui ont dû
galérer des années durant. Varin a laissé entendre aussi que le site d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis, ne disparaîtrait pas. Mais avec quelle production, avec combien
d'ouvriers, payés à quel salaire ? Rien n'est dit.
Sur ce fait, les dirigeants de PSA, avec un sens remarquable de la communication, ont rendu public leur (...)
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