Grâce aux efforts des sportifs et même de la reine d'Angleterre, mise à contribution malgré son grand âge, grâce aussi aux milliards engloutis à cette
occasion et qui auraient pu être bien mieux employés, les Jeux olympiques qui viennent de s'ouvrir permettent durant l'été d'amuser la galerie.
Un certain nombre de journalistes déclarent crûment qu'ils tombent bien, en faisant penser à autre chose alors que le nombre de chômeurs britanniques vient de
dépasser les trois millions et que la situation n'est pas meilleure dans la plupart des pays d'Europe, pour ne parler que de ceux-là.
Dans la Rome antique, on amusait le bon peuple, selon la formule, avec « du pain et des jeux ». La société moderne n'a pas inventé grand-chose en offrant ces
modernes jeux du cirque, où heureusement il ne meurt plus aucun gladiateur. Mais en même temps qu'elle diffuse ces jeux par télévision à des milliards
d'hommes, elle est en passe de retirer le pain à nombre d'entre eux.
En France, depuis deux mois les annonces de plans de licenciements se succèdent sans interruption et elles émanent de grandes entreprises dont chacun sait très bien qu'elles
ne sont pas sur la paille.
3 500 emplois sont menacés chez (...)
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