Après la scandaleuse décision de Michelin de supprimer 7 500 postes dans ses usines malgré des bénéfices en hausse, c'est au tour de Daewoo d'envisager des
suppressions d'emplois et peut-être la fermeture de ses usines de Lorraine. Enfin, le PDG du nouveau trust pétrolier issu de la fusion de Total et d'Elf, s'il promet qu'il
n'y aura pas de « licenciements secs », annonce déjà des suppressions d'emplois.
Maintenant qu'il s'agit de licencier, Daewoo invoque les lois du marché. Mais l'entreprise n'avait jamais refusé, au nom des lois du marché, les subventions, les
cadeaux fiscaux ! Elle n'a pas refusé un seul centime des centaines de millions accordés sur les finances publiques par le département, par la région, par les
institutions européennes ! Et aucun des hommes politiques qui se sont vantés à l'époque d'avoir obtenu des créations d'emplois, grâce à ces
millions généreusement distribués, n'exige aujourd'hui que ces sommes soient remboursées.
L'annonce provocante de Michelin qui a entraîné immédiatement la hausse à la Bourse des actions de l'entreprise résume l'attitude du grand patronat dans
son ensemble. Mais contrairement à d'autres, elle a fait scandale, au point de faire (...)
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