On nous a beaucoup parlé ces temps-ci de l'échec de la conférence de l'OMC à Seattle.
Elle a échoué parce que les grands Etats n'ont pas réussi à concilier les intérêts contradictoires de leurs industriels et de leurs banquiers.
La presse unanime prétend que c'est une victoire des peuples d'Europe contre les monopoles américains responsables et profiteurs de la mondialisation ou défenseurs de la
« mal-bouffe ». Pourtant les responsables du chômage et des licenciements ne sont pas seulement aux Etats-Unis, ils sont ici aussi. Ceux qui décident de fermer des
entreprises qui ne leur rapportent plus assez, ou de jeter des milliers de travailleurs à la rue pour augmenter leurs profits, sont ici, des patrons bien français en majorité.
Ce n'est pas un quelconque capitaliste américain, mais Edouard Michelin, PDG des usines du même nom, qui a annoncé au mois de septembre la suppression de milliers d'emplois
dans son groupe. Et Michelin n'est pas une exception. Depuis des années les Peugeot, les Bettencourt de l'Oréal, Vuitton du trust du champagne et des produits de luxe, parmi bien
d'autres, ont vu leur fortune multipliée par la montée de leurs actions en Bourse et ont empoché des (...)
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