Lors de sa conférence de presse du 21 mars sur la réforme du système des retraites, Jospin s'est montré prudent. Il a évité d'annoncer des mesures
trop précises. Même s'il n'a visiblement pas abandonné l'objectif de faire payer plus cher les travailleurs, notamment par l'allongement de la durée de
cotisation des fonctionnaires, il a pour l'instant remis cela à plus tard.
La raison de cette prudence, c'est évidemment la mobilisation croissante des travailleurs, notamment du secteur public. Et c'est la même raison qui l'a amené, le 20
mars, à demander au ministre de l'Economie et des Finances, Christian Sautter, d'abandonner son projet de refonte de l'administration des Impôts. Car les travailleurs de ce
secteur étaient en lutte depuis deux mois contre ce projet, qui aurait abouti à une diminution considérable du nombre d'emplois.
Quant aux travailleurs de l'enseignement, malgré les tentatives de Jospin pour les apaiser par de vagues promesses, ils continuent leur mouvement, et à juste titre. Les professeurs
des lycées professionnels, comme l'ensemble des enseignants, continuent à faire grève et à manifester pour réclamer plus de moyens en personnel et en budget pour
l'école.
Sans (...)
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