Les dirigeants des quinze pays de l'Union européenne se relayant tous les six mois pour en assurer la présidence, dans quelques semaines ce sera le tour de la France. On reparle
à l'occasion d'Europe sociale.
Mais cette Europe sociale, dont on brandit périodiquement la promesse, est une vaste fumisterie. L'Union européenne, dont font partie des pays pourtant parmi les plus riches de la
planète, compte près de 20 millions de chômeurs et 50 ou 60 millions de pauvres.
S'il y a bien des différences entre les pays qui la composent, allant des pays pauvres comme le Portugal ou la Grèce aux trois puissances impérialistes, l'Allemagne, la
France et la Grande-Bretagne qui dominent l'Union européenne, l'évolution va partout dans le sens de la généralisation de la précarité, de la
diminution des protections sociales, de l'affaiblissement ou de la privatisation des services publics.
Et lorsque l'Union européenne se met à homogénéiser les législations sociales, ce n'est pas dans le sens d'un alignement par le haut en faveur des
classes laborieuses, mais plutôt dans le sens d'un alignement par le bas. On ose présenter, par exemple, l'autorisation du travail de nuit pour les femmes à
l'échelle (...)
lire la suite