Le mouvement des agents de conduite de la SNCF, démarré la dernière semaine de mai contre les roulements d'été, qui a paralysé une partie du trafic et qui
s'est prolongé sur le réseau banlieue de Paris et sur certaines grandes lignes, a bien des aspects. Mais, sur le fond, l'essentiel se ramène à la dégradation
des conditions de travail due à l'insuffisance des effectifs, aggravée par l'application de la loi Aubry, dite des 35 heures.
A peine engagé, le mouvement a eu droit aux discours hypocrites, prenant prétexte de la gêne apportée aux usagers pour s'en prendre au mouvement. Comme si les
gouvernements se préoccupaient des usagers en diminuant depuis des années les effectifs à la SNCF, dans une période pourtant marquée par le chômage : ce qui
s'ajoute aux suppressions de lignes dites non rentables, à la fermeture de gares de banlieue, à la vétusté de certains matériels, pour accélérer la
dégradation du service public.
Les gouvernements ont pour politique de freiner les dépenses consacrées aux transports collectifs, comme à tous les services publics, des hôpitaux à l'Education
nationale, pour pouvoir assurer toujours plus de subventions, d'aides, de dégrèvements fiscaux (...)
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