Depuis plusieurs semaines, toute la vie politique française est centrée sur le problème de la durée du mandat présidentiel. Faut-il le maintenir à sept ans,
ou le réduire à cinq ? C'est une question qui revient d'ailleurs de façon régulière. Cela fait vingt-sept ans que l'Assemblée nationale a
voté un texte en faveur du quinquennat, qui s'est envasé au Sénat, et que les partisans de cette formule en reparlent régulièrement... quand ils ne sont pas
à l'Elysée.
Si aujourd'hui le quinquennat a une chance de voir le jour, c'est parce que dans la course à laquelle se livrent Jospin et Chirac pour savoir lequel des deux sera élu
président de la République en 2002, le premier a ressorti ce gadget de ses cartons, et que le second lui répond « chiche ! ». Et les partisans de chacune de
ces deux formules d'affirmer qu'ils n'ont comme souci que celui de rendre les institutions plus démocratiques.
En théorie, on peut en effet estimer qu'un système dans lequel un élu se représente devant les électeurs au bout de cinq ans, plutôt que de sept, permet
aux électeurs de dire leur mot plus souvent sur leurs représentants. Mais dans la pratique, toute la vie politique montre que les députés (élus (...)
lire la suite