Avec le mois d'août la vie économique et politique du pays entre en somnolence. La plupart des entreprises tournent au ralenti. Le gouvernement est en congé. Et les
travailleurs en activité songent aux vacances qu'ils viennent de passer, ou à celles qui leur restent à prendre.
C'est aussi une bonne occasion de faire le bilan des douze mois qui viennent de s'écouler et de réfléchir à ce qui nous attend à la rentrée.
Le gouvernement de la gauche plurielle est très content de lui : grâce à la reprise économique mondiale, les statistiques du chômage se sont améliorées :
il n'y aurait plus qu'un peu moins de 10 % de la population active (c'est encore énorme !) privée d'emploi. Mais suivant qu'on vive de ses actions ou de son travail,
le bilan n'est pas le même.
La Bourse, bien qu'avec des fluctuations irrégulières, a considérablement grimpé : les actions rapportent plus et, en même temps, leur valeur a tellement
augmenté que certains capitalistes ont vu leur fortune doubler en deux ou trois ans.
Mais en revanche les salaires stagnent. Si des emplois ont été créés, ce sont le plus souvent des emplois précaires. Sous prétexte d'augmenter le temps
libre, la loi sur les 35 heures a (...)
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