C'est, paraît-il, la reprise économique. Mais tout ne va très bien que pour les grandes entreprises, qui ne cessent d'enregistrer des profits vertigineux, et par voie de
conséquence pour leurs plus gros actionnaires, dont les actions voient leur valeur augmenter régulièrement (plus de 55 % en un an).
Tout va très bien aussi pour l'Etat qui, grâce à cette relative reprise économique, et à la hausse considérable du prix des carburants, enregistre des
rentrées fiscales bien supérieures à celles qu'il attendait. Au point que toute la presse spécule sur ce que Fabius pourrait bien faire de ces rentrées
inespérées.
Mais les choses vont beaucoup moins bien du point de vue des travailleurs. Les salaires sont quasiment bloqués (alors que les prix ont officiellement augmenté de 1,7 % en un an). Et les
porte-parole du gouvernement ont beau nous parler depuis des mois de baisse de la fiscalité, tous ceux qui viennent de recevoir leur feuille d'impôts savent ce qu'il faut penser
de ces discours.
Fabius devrait faire connaître ses intentions le 31 août. Mais si l'on en juge par la politique passée de ce gouvernement, qui se dit pourtant de gauche, et sur les commentaires
que l'on entend sur (...)
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