Si l'on ajoute les votes blancs et nuls aux abstentions, il n'y a qu'un électeur sur quatre qui a répondu à la question sans intérêt que Jospin et Chirac
s'étaient entendus pour poser aux électeurs.
Aujourd'hui, tous les partis qui ont appelé à voter oui ou non essaient de se dédouaner du fiasco de ce référendum.
En fait, il est vraisemblable que la plupart des électeurs n'ont fait que manifester leur indifférence pour une question sans aucun rapport avec leur vie quotidienne. Que le
locataire de l'Elysée ait un bail de sept ans ou de cinq ans, que nous importe ! Et ceux qui déconsidèrent le droit de vote, ce sont ceux qui ont voulu déplacer
quarante millions d'électeurs pour répondre à une question futile.
Nous sommes tous bien plus concernés par le prix de l'essence, celui des loyers, par les impôts, le problème des hôpitaux et des remboursements de la
Sécurité sociale, celui des retraites, celui des classes encore surchargées dans l'enseignement primaire et les collèges ou celui des transports en commun. Non, tous
ces problèmes-là préoccupent trop les classes populaires pour qu'elles aient envie de répondre à un tel référendum. Ce n'est pas une
protestation, c'est de (...)
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