Une armée ultramoderne contre des jeunes désarmés, des tanks et des hélicoptères de combat contre des jets de pierres, voilà ce qui se déroule dans les
territoires palestiniens occupés par Israël.
La police de l'Autorité palestinienne aurait-elle voulu empêcher la révolte généralisée qu'elle n'aurait pas pu. Certains de ses policiers ont
tiré sur des soldats israéliens. Mais le fait que les victimes soient presque toutes des Palestiniens civils, voire des enfants, témoigne de la disproportion des forces. Et,
pourtant, c'est le Premier ministre israélien qui a lancé un ultimatum, menaçant d'intensifier la guerre menée contre la population palestinienne. Mais
l'intensifier comment ? Ils ne peuvent pas massacrer trois millions de Palestiniens !
Sept ans après les accords d'Oslo qui devaient déboucher sur la paix, voilà donc la région de nouveau à feu et à sang. A l'époque, Israël,
incapable de venir à bout de l'Intifada, ce soulèvement de la population palestinienne, a accepté de discuter avec Arafat de l'éventualité d'un Etat
palestinien. Mais l'unique préoccupation des dirigeants d'Israël et des grandes puissances était d'obtenir qu'Arafat et sa police tiennent leur propre peuple. (...)
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