(Editorial des bulletins d'entreprise du 26 décembre)
En ces derniers jours de l'an 2000, le Centre National des Professions de Santé a organisé une semaine « santé morte », ce qui correspond à une
semaine de grève des médecins exerçant dans le secteur « libéral » ou dans les cliniques privées. Ce mouvement, joint à la grève
des gynécologues obstétriciens, va sans doute occasionner pas mal de tracas pour les malades ou les futures mamans.
Bien évidemment, ces médecins, qui ne sont pas les plus à plaindre du point de vue de leurs revenus, défendent à travers ce mouvement leurs propres
intérêts professionnels. On peut d'ailleurs être sûr que la plupart d'entre eux n'éprouvent guère de sympathie pour les travailleurs accusés
de « prendre en otage » le public, quand les cheminots ou les postiers se mettent en grève pour défendre leurs conditions de travail ou leurs salaires.
Mais il n'en reste pas moins que la « maîtrise comptable des dépenses de santé », contestée par cette semaine «santé morte», est
un système inique, qui pénalise encore bien plus les assurés sociaux, les travailleurs, que le corps médical.
Voilà des années que les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir - celui de (...)
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