(Editorial des bulletins d'entreprise du 22 janvier 2001)
Le grand patronat est décidément insatiable. Les grandes entreprises annoncent des bénéfices en hausse constante. La fortune des gros actionnaires double parfois en un ou
deux ans. Mais cela ne lui suffit pas. Il veut amputer la retraite à soixante ans, déjà sérieusement mise à mal par Balladur, qui avait imposé quarante ans de
cotisations minimum à la Sécurité sociale au lieu de 37 ans et demi (ce que Jospin n'a pas rétabli). Et pour contraindre les organisations syndicales à accepter
son projet, le MEDEF, qui veut imposer 45 ans de cotisations, pour avoir une retraite complémentaire complète, a décidé de ne plus approvisionner le fonds qui gère
ces retraites complémentaires pour les retraités de moins de 65 ans.
C'est-à-dire que, dès le mois d'avril, les préretraités et tous les retraités de moins de 65 ans risquent de voir leur retraite subir un abattement qui
pourrait s'élever à plus de 20 %.
Or, quand ces travailleurs sont partis à la retraite, ils étaient en droit de considérer que leurs retraites étaient garanties. Revenir dessus est parfaitement scandaleux.
Et tous les discours sur de prétendus problèmes (...)
lire la suite