Les élections municipales ne sont pas très démocratiques et le deuxième tour l'est bien moins encore que le premier.
Au premier tour déjà, les listes qui réalisent moins de 5 % des voix sont éliminées du partage des sièges alors que, selon la taille de la ville, chaque
tranche de 2 % à 40 % de l'électorat devrait être représentée par au moins un élu.
Cet aspect antidémocratique est encore aggravé au deuxième tour, car les listes qui font moins de 10 % au premier tour ne peuvent pas se présenter au deuxième.
Ainsi, le deuxième tour est donc loin de constituer une photographie de l'opinion car 25 ou 30 % de l'opinion réelle de l'électorat peuvent ainsi ne pas être
réellement représentés. Par ailleurs, la liste qui réalise le meilleur résultat, même si c'est à 1 % près, rafle 50 % des sièges,
auxquels s'ajoute un nombre de sièges correspondant au pourcentage qu'elle réalise dans l'électorat. C'est-à-dire que si elle vient en tête des autres
avec seulement 40 % des voix contre 30 et 30, elle bénéficie de 70 % des sièges de conseillers.
La représentation municipale est donc un reflet très déformé de l'électorat.
L'influence électorale réelle des divers courants politiques ne peut (...)
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