Danone, Marks et Spencer, les cheminots, les sages-femmes : par-delà les différences entre le public et le privé, les travailleurs sont victimes d'une même offensive
à travers laquelle le patronat vise avec l'aide du gouvernement à augmenter sa part au détriment du monde du travail.
Une campagne de presse s'en est prise aux cheminots sur le thème « une petite minorité prend la population en otage ». Mais les conseils d'administration
qui, chez Danone ou Marks et Spencer, ont décidé des suppressions d'emplois, catastrophiques pour les victimes et leurs familles, ruineuses pour leurs villes, ne sont-ils pas
infiniment plus minoritaires ?
Les travailleurs de la SNCF qui n'acceptent pas que leurs salaires soient freinés alors que leur travail augmente et que la direction n'embauche pas, et qui refusent l'abandon du
service public au profit de la rentabilité commerciale, en vue des privatisations futures, ont raison de protester. Ils doivent avoir le soutien de tous les travailleurs.
Chirac ose proposer de légiférer pour imposer un service minimum en cas de grève dans le service public. Que ne propose-t-il de légiférer contre les entreprises qui
affichent des bénéfices scandaleux et (...)
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