La manifestation de Calais a été un succès. Elle a confirmé le soutien de la population travailleuse à ceux de Danone, qui n'acceptent pas d'être
jetés à la rue par une entreprise qui réalise des bénéfices énormes.
Mais une manifestation ne peut suffire à faire reculer Danone et, à plus forte raison, le reste du grand patronat. Or, bien au-delà de Danone, pas un jour sans qu'on
n'annonce de nouveaux plans dits sociaux. A ceux prévus de longue date chez Alstom, Aventis, Michelin, Moulinex, Bull, Delphi, Valéo ou Bosch, viennent s'ajouter ceux de Philips,
Ericsson, Nestlé, Péchiney, des compagnies d'aviation AOM et Air Liberté, des chaussures André et des bas Dim. Si ces plans sont exécutés, cela fera des
dizaines de milliers d'emplois supprimés, des usines fermées, des villes dévastées.
Les suppressions d'emplois annoncées concernent aussi bien la prétendue « nouvelle économie » que l'électro-ménager, les
équipements automobiles que l'industrie pharmaceutique ou l'habillement. Il s'agit bien d'un mode d'existence général du capitalisme.
Et il s'agit de grands trusts qui brassent des milliards et qui veulent tous dégager encore plus de profits en jetant dans la détresse des milliers (...)
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