Au moment où, à l'As semblée nationale, s'ouvrait le débat sur la politique sociale du gouvernement, la journée d'action du 22 mai à l'appel
de la CGT offrait aux travailleurs une occasion d'exprimer leur hostilité à la politique patronale.
Il est de l'intérêt de tous les travailleurs que les manifestations et les arrêts de travail proposés aient du succès. Car il est évident que rien ne
sortira des débats à l'Assemblée, tout au plus quelques mesures symboliques, emplâtres sur une jambe de bois qui n'empêcheront pas un seul patron de licencier.
Les licenciements collectifs, il ne s'agit pas de les réglementer. Il faut les interdire.
Quelle qu'ait été la mobilisation de cette journée, elle ne peut pas, ne doit pas s'arrêter là. Il faut une suite. Le 9 juin aura lieu une autre manifestation
à l'appel de syndicats de plusieurs entreprises menacées comme Danone, Marks et Spencer ou AOM, ainsi que d'un certain nombre de partis et d'organisations politiques, dont le
PCF et Lutte Ouvrière.
Il est à souhaiter que la direction de la CGT ne considère pas qu'elle aura fait ce qu'elle devait faire le 22 mai. Le 22 mai comme le 9 juin ne pèseront que pour autant
qu'ils redonnent confiance et (...)
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