Plus le temps passe, plus le « plan de sauvetage » du groupe AOM-Air Liberté se révèle être ce qu'il est : un plan destiné à jeter
à la rue, en faisant le moins de vagues possibles, des centaines de salariés de cette société.
La presse, le gouvernement, les syndicats de l'entreprise, nous avaient affirmé qu'on avait trouvé un bon repreneur, dont le porte-parole était un militant syndicaliste.
L'entreprise allait être sauvée.
L'entreprise peut-être. Mais jusqu'à quand ? Quant au personnel, malgré l'embauche d'un certain nombre de stewards et d'hôtesses de l'air par Air
France, malgré les départs volontaires, ils seront plusieurs centaines à recevoir prochainement leur lettre de licenciement.
Cet accord qu'on nous présentait comme miraculeux n'aura profité qu'aux actionnaires, puisqu'en échange d'une modeste contribution du groupe Swissair, et sans
que le baron Seillière ait eu lui à mettre la main à la poche, les uns et les autres se sont vu garantir que quoi qu'il arrive dans l'avenir, leur responsabilité ne
serait pas engagée.
Quant aux reclassements au sein d'Air France, que l'on nous présente aujourd'hui comme le remède miracle, ils ne permettront pas aux salariés ainsi (...)
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