Comment ne pas s'indigner du sort de celles et ceux qui sont morts dans l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, de leurs familles, de leurs camarades de travail ou devant le spectacle de
désolation des quartiers populaires atteints !
29 morts officiellement recensés, et peut-être plus, 2 400 blessés, 2 000 logements détruits ou gravement endommagés, voilà le bilan.
Rien ne permet de parler d'attentat et on ne pourra pas rendre le fanatisme terroriste responsable de l'explosion. Pourtant, il y a les morts, les blessés, les ruines.
Mais ce n'est pas la faute à la fatalité. Derrière l'accident, il y a des responsabilités. D'abord, le choix de toutes les autorités de laisser une
entreprise chimique dangereuse, datant de 75 ans, au milieu de quartiers populaires. Cette irresponsabilité-là a multiplié le nombre de victimes. Mais il y a d'autres
responsables. Pourquoi ceux qui travaillent dans cette entreprise devraient-ils accepter comme une fatalité le risque d'explosion et de mort ? Pourquoi tous ceux qui travaillent dans les
entreprises classées dangereuses devraient-ils le faire, la peur au ventre, en se demandant si cet accident, « qui ne pouvait pas arriver » à AZF et qui est (...)
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