La délinquance aurait beaucoup augmenté l'année dernière et beaucoup plus dans les campagnes que dans les villes. Ce serait la petite délinquance qui en serait
principalement responsable.
Cette petite délinquance, ceux qui vivent dans les quartiers populaires ne la subissent pas tous, même s'ils en connaissent tous les effets. Cela contribue à augmenter ce que
la presse et les hommes politiques appellent le sentiment d'insécurité, voire l'insécurité tout court.
Il suffit d'avoir à prendre régulièrement un autobus ou un train de banlieue, le soir, pour l'avoir à coup sûr éprouvé. La presse nous affirme
que la lutte contre cette insécurité sera le thème essentiel de la campagne présidentielle.
Certainement on nous en parlera beaucoup et on nous promettra de tous côtés de la diminuer. Mais les gouvernants, qu'ils soient de droite ou de gauche, n'ont pas
empêché la délinquance de monter, depuis des années, et n'y changeront rien à l'avenir. Pour cela, ce sera comme pour le chômage, ils promettent
beaucoup mais une fois élus ne tiennent jamais. Ils n'empêcheront pas plus la délinquance qu'ils n'ont empêché les licenciements.
De remède simple, il est vrai qu'il n'y en a pas. Pour (...)
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