La radio et la télévision le répètent, le compte à rebours de la guerre contre l'Irak a commencé. 250 000 militaires américains seraient
déjà déployés autour de ce pays, équipés d'engins meurtriers de haute technologie, soutenus par une armada de navires de guerre. Quant à
l'aviation américaine, elle n'a même pas à se mobiliser car elle n'a jamais cessé de bombarder ce pays, dans l'indifférence générale.
Avant même d'être officiellement déclenchée, la guerre contre l'Irak a fait déjà des milliers de morts. A ceux, victimes de la guerre aérienne,
s'ajoutent ceux, bien plus nombreux, morts de privations, conséquence de l'embargo imposé depuis dix ans qui frappe surtout les classes pauvres de la société.
Mais pourquoi donc cette pression militaire sur l'Irak ? L'intérêt personnel de Bush à entretenir un climat guerrier aux États-Unis même n'est que trop
évident. Ce président, élu il y a deux ans avec moins de voix que son adversaire à la suite de manœuvres et de tricheries grossières, a profité de
l'émotion légitime soulevée dans le peuple américain par les attentats du 11 septembre pour se poser en chef de guerre défendant la démocratie contre le
terrorisme. C'est déjà au nom du (...)
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