Le massacre programmé depuis des mois va donc se déclencher, si cela n'est pas déjà fait au moment où ce journal sera distribué. Les quelque 300000 hommes
rassemblés aux frontières de l'Irak vont envahir ce pays. Un déluge de bombes et d'obus va semer la mort dans sa population. Ce sera la réédition, douze ans
plus tard, en pire sans doute, de cette première guerre du Golfe, dont on connaît le dramatique bilan: des centaines de milliers de victimes, auxquelles se sont ajoutées les
souffrances et les morts provoquées par l'embargo qui a suivi.
On n'essaye même pas, cette fois, de nous faire croire que cette guerre sera chirurgicale, n'atteignant que des objectifs militaires. Qui le croirait d'ailleurs? On ne cache plus
qu'elle fera de nombreuses victimes, du côté irakien évidemment, et beaucoup moins, mais un peu quand même, au sein des troupes d'intervention. Pour seule
justification, on nous dit que c'est le prix à payer. Mais à payer pour quoi?
Pour établir en Irak un régime démocratique remplaçant la dictature de Saddam Hussein? Qui peut croire à une telle fable? Les régimes sur lesquels se sont
appuyés les autorités américaines et leurs alliés pour préparer l'invasion de (...)
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