L'agression impérialiste contre l'Irak ne peut pas occulter la guerre sociale menée en France par le patronat et le gouvernement contre les salariés. Les licenciements
collectifs se multiplient dans les grandes entreprises. Le nombre de chômeurs s'accroît de mois en mois. 10% de chômeurs bientôt, un salarié sur dix, sans même
parler de ceux, à peu près autant, qui n'ont qu'un emploi précaire mal payé et qui, tout en travaillant, vivent aussi mal que les chômeurs.
Attaque aussi contre les retraites. C'est la retraite des travailleurs du secteur public qui est dans la ligne de mire du gouvernement. Mais ne nous y trompons pas: si le gouvernement actuel
parvient à imposer aux travailleurs du service public ce que Balladur avait imposé aux travailleurs du privé, 40 ans de cotisation au lieu de 37 ans et demi, le patronat exigera
d'aller au-delà pour tous, jusqu'à 42 ans de cotisation, voire plus. Et le gouvernement fera comme le patronat lui demandera de faire.
L'attaque contre les services publics et leurs travailleurs nous concerne également tous. Lorsque le gouvernement proclame que c'est sur les « dépenses de
l'État » qu'il faut faire des économies, ce n'est évidemment pas les (...)
lire la suite