Jeudi prochain le ministre des Affaires sociales, Fillon, doit présenter à la télévision le plan de « réforme » des systèmes de retraite
mis au point par le gouvernement. Mais quand ces gens-là parlent de « réformes », c'est « régression » qu'il faut comprendre,
car c'est d'un véritable attentat contre les retraites des travailleurs qu'il s'agit, et pas seulement de ceux de la fonction publique. Le gouvernement Balladur a
décidé, il y a dix ans, de prolonger la durée minimum de cotisations pour percevoir une retraite à taux plein de deux ans et demi dans le privé. Aujourd'hui, le
tandem Raffarin-Chirac veut, au nom d'une prétendue justice, faire la même chose dans le secteur public (ces gens-là considèrent parfaitement normal, en revanche, que
les gros actionnaires accumulent des fortunes scandaleuses sur le dos des travailleurs). Mais en même temps, on commence à nous dire que 40 ans de cotisations, tout compte fait ce ne sera
pas assez, et qu'il faudra ensuite encore reculer pour tous l'âge du départ à la retraite en fonction de l'allongement de l'espérance de vie. Le Medef, par
la voix du baron Seillière, souhaite que l'âge de la retraite soit porté à 70 ans. Et le gouvernement est (...)
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