Cette semaine, le ministre du Travail Fillon présente au gouvernement ce qu'il appelle la « réforme des retraites ». Cette prétendue réforme est
une attaque grave contre les retraités d'aujourd'hui et de demain, c'est-à-dire contre tous les salariés. Chirac et Raffarin veulent imposer au public ce que Balladur
avait imposé au privé, 40 ans de cotisation, puis ils voudraient imposer 42 ans pour tous.
Dans une société rationnelle et humaine où les fruits du progrès sont répartis entre tous, le progrès de la productivité devrait conduire à un
raccourcissement de la durée du travail. Dans cette organisation sociale pourrie, plus la productivité augmente du fait de l'aggravation du rythme de travail et des cadences, moins
les travailleurs en profitent. Les fruits de la productivité sont empochés exclusivement par le grand patronat, par la classe riche.
Les artisans de ces attaques savent que, dans bien des secteurs, on ne peut pas allonger la durée du travail. Dans les grandes entreprises de l'automobile par exemple, les patrons
eux-mêmes cherchent à se débarrasser, par le biais des préretraites, de leurs travailleurs les plus usés. Et ceux qui sont victimes de plans de licenciements à (...)
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