Des chefs de service des services d'urgence des hôpitaux ont alerté l'opinion sur l'augmentation importante du nombre de décès dus à la canicule, accusant
le gouvernement de n'avoir pas prévu les moyens hospitaliers pour traiter tous les cas avant qu'il ne soit trop tard.
Les ministres en cause ont pris tout leur temps pour sortir de leur torpeur estivale, avant de réagir aux accusations des spécialistes et de mettre en place un dispositif d'alerte
minimum, consistant pour l'essentiel à ouvrir un numéro vert. Certains d'entre eux ajoutant qu'il n'était pas dans les pouvoirs du gouvernement de faire la pluie
et le beau temps, et qu'ils ne pouvaient pas être rendus responsables d'une vague de chaleur exceptionnelle.
Pourtant, le rôle de l'État, c'est de mettre en place des dispositifs contre les catastrophes naturelles comme les incendies ou les inondations, et il le fait bien mal. Son
rôle, c'est de défendre la population, n'en déplaise à l'ex-ministre de la Santé du gouvernement Jospin, Bernard Kouchner qui s'est
précipité au secours de ses successeurs, en s'indignant contre «cette société où on se tourne vers le gouvernement quand il fait chaud, ou quand il fait
froid».
Il est (...)
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