Il ne se passe décidément pas de semaine sans que le gouvernement Chirac-Raffarin n'envisage une nouvelle mesure contre les travailleurs. Depuis quelques jours c'est la loi sur
les 35 heures qui est dans la ligne de tir de nos gouvernants.
Première étape: Alain Lambert, ministre du Budget, affirme que les 35 heures sont responsables du déficit du budget, parce qu'elles coûteraient 15 milliards à
l'État.
Premier mensonge: ce ne sont pas les 35 heures qui coûtent de l'argent à l'État, mais les diminutions de charges sociales prévues par la loi Aubry et que les patrons
ont empochées sans se préoccuper de leurs conséquences budgétaires.
Deuxième mensonge: il s'agirait de « réhabiliter le travail », comme dit Raffarin, car pour ces gens-là, revaloriser le travail, ce n'est pas
améliorer les salaires et les conditions de vie des travailleurs, mais les contraindre à travailler encore davantage.
Deuxième étape: François Fillon, ministre des « Affaires sociales », affirme qu'il « n'y aura pas de grand soir des 35heures »,
en clair, qu'il n'a pas l'intention de demander l'annulation pure et simple de la loi Aubry. Le contraire aurait été étonnant, et les propos de Fillon n'ont,
en fait, rien (...)
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