Un hélicoptère américain abattu vendredi 24 octobre près de Tikrit; une bordée de roquettes tirée dimanche, à Bagdad, contre l'hôtel
où était logé le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz; une vague de cinq attentats, lundi, faisant 42 victimes parmi la population irakienne et visant notamment le
siège de la Croix-Rouge à Bagdad; un autre attentat à la voiture piégée faisant sept morts, mardi, et un GI américain tué dans une attaque aux
roquettes, portant à 114 le nombre de soldats américains tués depuis le 1er mai dernier: l'armée des États-Unis n'en a décidément pas fini avec
une guerre dont Bush avait déclaré il y a six mois qu'elle était pratiquement terminée.
Les choses ne vont pas mieux quant au moral des troupes américaines. D'après la presse, 478 soldats auraient été rapatriés d'Irak pour des problèmes
de «santé mentale». Au moins treize se seraient suicidés. Vingt-huit permissionnaires auraient refusé de repartir en Irak. Les GI découvrent la
réalité de la guerre dans laquelle leur gouvernement les a engagés. On leur avait dit qu'ils partaient délivrer le peuple irakien d'une horrible dictature et
qu'ils seraient donc accueillis en libérateurs par la grande majorité de (...)
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