L'attentat de dimanche 2 novembre contre un hélicoptère américain, où 18 soldats qui retournaient en permission aux USA ont trouvé la mort, est le dernier en
date des symboles de la situation inextricable dans laquelle le gouvernement américain et George Bush en tête ont, en provoquant cette guerre, engagé leurs soldats et leur pays.
Le gouvernement américain rend responsables de ces actes, tour à tour ou en même temps, des partisans de Saddam Hussein ou des membres de réseaux d'Oussama Ben Laden.
Sans doute parce qu'il est plus facile de trouver des fantômes à accuser que de faire face à une guérilla qui s'étend. Ou que d'expliquer pourquoi cette
guérilla, qui ne peut exister et survivre quel que soit son nombre qu'avec le soutien d'une grande partie de la population, rencontre un tel appui dans le peuple irakien.
Colin Powell, le secrétaire d'État des USA aux affaires étrangères, aurait déclaré: «Nous n'avions pas prévu cela!».
C'était pourtant largement prévisible. Les USA étaient payés pour savoir, après leur défaite au Vietnam, que des troupes étrangères
envahissant et occupant un pays ne sont jamais les bienvenues, à moins de chasser un autre envahisseur. Mais même dans ce (...)
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