Editorial des bulletins d'entreprise du 1er décembre 2003
Échaudé par l'opprobre qui a sanctionné sa défaillance lors de la canicule de cet été, le gouvernement réagit cette fois-ci rapidement. Pour
trouver des solutions susceptibles d'aider le personnel hospitalier débordé par trois épidémies de grippe, bronchiolite et gastro-entérite? Que non! Mais pour
dégager par avance ses propres responsabilités.
Pour le gouvernement, les principaux coupables sont les malades eux-mêmes qui, au lieu d'aller chez les médecins en cabinet, vont vers les services d'urgence des hôpitaux.
Mais, pendant que les ministres sont occupés à se trouver par avance des excuses et à dégager leur responsabilité du désastre qui menace, les hôpitaux
publics sont débordés, alors qu'il s'agit de faire face à trois épidémies somme toute banales en cette période de l'année. Comme lors de la
canicule, c'est au personnel, aides soignants, infirmières, médecins, de tenter de compenser l'incapacité du gouvernement à prévoir, et surtout de prendre
les mesures nécessaires.
Pourtant, tout le monde connaît les raisons de la situation de crise du système hospitalier. Les hôpitaux publics manquent d'argent, manquent de (...)
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