La recherche des responsabilités de la catastrophe de Charm-El-Cheikh qui a fait 148 morts s'oriente vers la compagnie de charters affrétée par le tour-opérateur.
Au fil des jours, on apprend que la compagnie avait déjà connu deux incidents qui avaient obligé ses avions à un atterrissage forcé et qu'elle était par
ailleurs interdite dans l'espace aérien suisse, pour des manquements graves à la sécurité.
Cette explication est-elle la bonne? L'enquête le dira... ou ne le dira pas.
Mais la question des responsabilités pose surtout celle de la course au profit à laquelle se livrent les compagnies d'aviation, les voyagistes, les tour-opérateurs et toutes
les entreprises qui font leurs profits dans le tourisme.
Pour être une destination exotique, Charm-El-Cheikh n'en est pas moins destinée à une clientèle relativement populaire. Ce village de vacances construit entre mer et
désert est le sous-produit de ce qu'on intitule la « démocratisation du tourisme ». La clientèle des riches, de ceux qui peuvent se payer des palaces
à 1000 euros minimum la nuit, ou un de ces paradis pour milliardaires des Bahamas, des Seychelles ou de Sardaigne, rapporte beaucoup par individu, mais c'est une clientèle (...)
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