Le 9 février, le ministre de la Santé a lancé le coup d'envoi de ce qui est présenté comme une « réforme » de la
Sécurité sociale. Mais après la « réforme » du régime des retraites, qui a abouti à allonger la durée de cotisations
nécessaire pour percevoir une retraite plus faible, et la « réforme » des allocations de chômage, qui s'est traduite globalement par une diminution du
montant des allocations et de la durée pendant laquelle elles sont versées, il est évident que sous prétexte de « sauver » la Sécurité
sociale, le gouvernement se prépare à réduire encore les prestations versées aux assurés. D'ailleurs, avant même que cette prétendue réforme
soit mise en route, l'annonce du déremboursement de plusieurs centaines de médicaments a bien montré dans quel sens s'orientent Chirac, Raffarin et Mattei: se donner les
moyens de puiser encore plus largement dans les caisses de la Sécurité sociale pour faire des cadeaux au patronat, sous forme d'exonérations de charges sociales, et offrir en
même temps aux assurances privées le moyen de faire du profit en plaçant des assurances complémentaires. Et tant pis pour la fraction la plus pauvre de la population, celle
qui aujourd'hui, bien souvent, (...)
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