La compagnie Air Littoral vient d'être ajoutée à la longue liste des entreprises qui ferment. Elle jette à la porte tout son personnel, des ouvriers aux pilotes, en
passant par les hôtesses de l'air. Du ministère des Transports au Conseil régional de Languedoc-Roussillon et au dernier en date des prétendus repreneurs, tout ce beau
monde a lanterné les travailleurs de l'entreprise jusqu'au dernier moment, pour finir par leur annoncer brutalement la nouvelle.
Mais, bien avant que l'entreprise ferme, ses actions sont passées de main en main, des sociétés d'aviation mais aussi des affairistes financiers détenant
successivement la majorité des actions. Et l'on peut supposer que tous ceux qui ont acheté puis revendu des actions d'Air Littoral se sont sucrés au passage. Mais on ne
peut que le supposer car toutes ces manipulations financières ont été couvertes par le secret des affaires. Et, évidemment, les travailleurs d'Air Littoral n'ont
jamais été avertis du pourquoi de ces opérations financières alors, pourtant, que c'est eux qui allaient en payer la note.
Et l'histoire d'Air Littoral ne fait que reproduire celle d'Air Lib, dont la société du baron Seillière était l'actionnaire (...)
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