Du discours de Raffarin devant le Parlement le 5 avril, aussi verbeux que vide, il ressort surtout qu'il est fier de sa politique passée et qu'il continuera à « garder
le cap des réformes ». Les victimes de ses « réformes », les retraités, les chômeurs, sont conviées à abandonner leur
pessimisme. Ceux qui sont tombés dans la misère se voient promettre une « haute Autorité ». Le mépris des hommes de paille du grand patronat pour la
population est sans limite.
Après la démolition des retraites, c'est au tour de l'assurance-maladie. On nous explique depuis des années que cela est une nécessité, qu'on ne peut pas
faire autrement. C'est un mensonge. Si l'assurance-maladie est en déficit, c'est à cause du chômage et des cotisations en moins, mais aussi en raison des
exonérations de charges sociales patronales qui ne sont que partiellement remboursées par l'État.
Pourquoi serait-ce aux travailleurs de payer ce déficit, eux qui ne sont en rien responsables du chômage? Pourquoi diminuer les remboursements de médicaments? Pourquoi augmenter la
CSG qui amputera encore le pouvoir d'achat des classes populaires? Pourquoi n'est-ce pas les cotisations patronales qui sont augmentées?
Résorber le déficit (...)
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