Le ministre de la Santé, Douste-Blazy, démarre cette semaine une série de consultations de ce qu'il appelle les « partenaires sociaux »,
c'est-à-dire les confédérations syndicales, les mutuelles... et le Medef. Ces entretiens seraient destinés, selon le gouvernement, à préparer sa
prétendue « réforme » de la Sécurité sociale. C'est toute la différence entre Raffarin II et Raffarin III. Avant les élections
régionales, Chirac et Raffarin se proposaient de régler le problème par ordonnances. Depuis, ils prétendent faire dans la « concertation », consulter
les organisations syndicales, y compris patronales, faire adopter leur projet au Parlement... où la droite est de toute manière assurée d'une confortable majorité. Mais
leur objectif reste le même, Raffarin ne l'a pas caché. Et c'est, sous prétexte de « réforme », de diminuer encore les prestations auxquelles
ont droit les travailleurs, les chômeurs et les retraités.
Le gouvernement craint d'autant moins l'opposition parlementaire que la gauche déclare aussi qu'il est nécessaire de « réformer » la
Sécurité sociale. Bien des mesures visant à diminuer les remboursements de la Sécurité sociale, appliquées depuis deux ans par Chirac et ses (...)
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