Depuis des années, le patronat, aidé par les gouvernements qui se succèdent, qu'ils soient de gauche ou de droite, mène une offensive permanente contre le monde du
travail pour accroître sa part dans la richesse produite en réduisant la part de la classe ouvrière.
On ne peut qu'être révolté lorsque les journaux publient les revenus des gros actionnaires ou des PDG. Des augmentations de 10, 20, 30% et plus, quand ce n'est pas
l'augmentation de 146% qu'Edouard Michelin, PDG en même temps que principal actionnaire de son entreprise, s'est accordée cette année! Cela, juste avant d'annoncer
la suppression de 2900 emplois!
Toute la société fonctionne comme une immense pompe, prélevant sur le monde du travail ce qui se transforme en profit pour les entreprises et en fortune pour leurs
propriétaires.
Cela se fait directement par l'aggravation de l'exploitation elle-même. Plus les salaires sont bas, du fait du blocage des salaires ou de la précarité, plus les profits
sont élevés. Les licenciements collectifs aboutissent à faire le travail avec moins d'ouvriers.
Mais cela se fait aussi par l'aggravation des conditions de travail. Pendant que les uns sont jetés à la rue et privés de (...)
lire la suite