« Du pain et du cirque – voilà ce qu'il faut au peuple pour qu'il soit content », disaient les dignitaires de l'ancienne Rome, qui avaient le même
mépris cynique que les dirigeants du monde d'aujourd'hui. Du pain que les empereurs faisaient distribuer, à l'occasion, au petit peuple de Rome, et surtout des jeux pour le
détourner de sa misère quotidienne.
Depuis samedi 14 août, de la télévision à la radio, en passant par la presse écrite, il n'y en a que pour les Jeux Olympiques : seul le pape a réussi
à se frayer un chemin au milieu des informations sportives, mais Lourdes n'a fait que promettre des miracles, en plus du cirque.
On peut prendre plaisir devant le sport-spectacle, fût-il obtenu après des années d'entraînement que le sportif amateur ne peut certes pas se permettre (sans même
parler de ces produits miracles de la chimie, qui rendent les performances plus spectaculaires, mais au prix de la santé des athlètes). Les prestations des nageuses, des athlètes
ou des gymnastes témoignent au moins des extraordinaires possibilités du corps humain. Mais, pendant que des athlètes de vingt ans courent ou nagent pour des médailles,
à l'arrière, les membres nettement moins sportifs (...)
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